Il s’agit d’une évolution de l’ars nova suite à la mort de Machaut et qui s’étend jusque vers 1400. Elle se caractérise par un raffinement encore plus poussé de la polyphonie et des mélodies. Si la forme reste la même que pour l’Ars Nova, ce qui évolue en revanche c’est la complexité des œuvres. On va même jusqu’à reprendre des pièces anciennes de l’Ars Nova pour les rendre encore plus raffinées. La musique est définitivement devenue une activité professionnelle exigeant une formation longue. Elle s’est également sécularisée, et on peut dire que coexistent une musique sacrée et une musique profane, chacune munie de son répertoire spécifique.
Il est intéressant de noter que la composition de la musique reste liée à son écriture. Les manuscrits sont autant des œuvres d’enluminures que des partitions. Aujourd’hui, beaucoup ayant été perdus ou détruits, on ne peut apprécier ces ouvrages que dans leur dimension musicale.
L’ars subtilior s’est surtout développé dans le sud de la France, au sein des cours seigneuriales et des monastères.
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